Propositions
Repensar y construir una Nueva Gobernanza Mundial Repenser et construire une nouvelle gouvernance mondiale
Détails de la proposition
Contexte

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Document de travail poursuivant l’atelier international Biocivilisation pour la durabilité de la vie et de la planète, organisé à Rio de Janeiro du 10 au 12 août 2011.

Ce document a été préparé par Gustavo Marín avec les apports d’Arnaud Blin, Cândido Grzybowski, Ricardo Jiménez, Jorge Romano et Carles Riera à partir du débat consacré à l’architecture du pouvoir qui s’est déroulé à l’occasion du séminaire à Rio de Janeiro du 10 au 12 août 2011 organisé par IBASE, le Forum pour une nouvelle Gouvernance Mondiale (FnGM) et EURALAT. Il a servi également comme texte de base du groupe Gouvernance et Arquitecture du pouvoir du Forum social thématique de Porto Alegre du 24 au 29 janvier 2012.

 

Repenser la gouvernance mondiale

 

Pour repenser l’architecture actuelle de la gouvernance mondiale et proposer des alternatives pour une nouvelle architecture, il faut identifier les acteurs et les espaces qui sont déjà en train de la configurer.

 

Il faut garder à l’esprit qu’il s’agit de processus et non seulement d’institutions. Tout espace politique de pouvoir, de participation, de représentation est un espace de lutte, de rapports en tension, autant les espaces existants que ceux qu’il faudra créer, car ils seront à leur tour des espaces en dispute.

 

Pour cette raison, il faut prendre soin de questionner les concepts, voire même les mots que l’on utilise, tels qu’architecture ou gouvernance, car ils peuvent donner l’impression que l’on parle d’univers statiques et en équilibre. Au contraire, l’architecture de la gouvernance est un ensemble complexe, dynamique, contradictoire d’espaces, d’institutions et d’imaginaires où de multiples acteurs se disputent dans des rapports de force en changement perpétuel. Dans ces disputes, les idées (les mots) et les mobilisations d’acteurs sociaux interagissent et se nourrissent réciproquement, et ensemble, jouent un rôle d’alimentation de la dynamique des changements.

 

En outre, pour cette raison, il faut garder à l’esprit que quel que soit le schéma de gouvernance, il y a deux plans : l’institutionnel et celui d’autres facteurs et rapports de force qui opèrent au-delà des institutions qui ne sont qu’une partie (variable selon le cas) du pouvoir. Cela ne veut pas dire que les institutions ne sont pas des instances de « vrai » pouvoir : elles le sont aussi, selon la situation concrète, et bien qu’elles ne représentent qu’une dimension du vrai pouvoir, elles sont également des espaces en dispute.

 

La nouvelle architecture politique se construit simultanément à deux grandes échelles : la locale, celle du territoire (les États correspondent également à cette échelle locale, aussi divers qu’ils soient), et la mondiale, qui renvoie non seulement à l’interétatique, mais aussi et surtout aux nouveaux espaces transnationaux et mondiaux.

 

Il y a deux « moteurs » dans les processus de construction de la gouvernance. C’est à l’échelle locale que se joue la vie quotidienne des uns et des autres, et c’est à l’échelle mondiale que, de plus en plus, se décident les politiques qui affecteront cette vie quotidienne. L’échelle des phénomènes grandit sans arrêt : migrations, pandémies, crises climatiques, crises financières… Mais le territoire, le local, la démocratie de proximité reste la base à partir de laquelle on pourra construire une nouvelle architecture de la gouvernance. Néanmoins, la dimension mondiale, en cette époque de mondialisation de plus en plus accélérée des flux financiers et commerciaux, de circulation de l’information et des personnes, conditionne la vie quotidienne au niveau local. Pour cette raison, il faut proposer et concrétiser des changements de gouvernance à l’échelle locale en même temps qu’à l’échelle mondiale. Il existe un rapport dialectique entre ces deux grandes dimensions de la gouvernance.

 

Il existe en plus une dimension intermédiaire. Entre le local et le mondial se trouve le régional. Cet espace prend forme progressivement et les organismes continentaux jouent également un rôle important dans l’architecture de la gouvernance. En général, ces organismes régionaux reproduisent des schémas de régulation qui répondent aux intérêts des grands États et entreprises ; ils constituent néanmoins eux aussi des espaces en dispute. C’est pour cela qu’il faut revendiquer les espaces régionaux comme des moyens pour renforcer les articulations des territoires, organisations et acteurs sociaux qui cherchent à se renforcer face aux pouvoirs étatiques et aux entreprises transnationales. Ces espaces s’interposent entre le local, y compris le pays-État, et le mondial en montrant un chemin de passage vers l’architecture proprement mondiale de l’avenir. Il faut par conséquent repenser les espaces et les structures de la gouvernance à l’échelle régionale.

 

Les questions clés qui peuvent nous orienter sont : quelles alternatives pour construire une nouvelle architecture de la gouvernance ? et comment les construire ?

Propositions et résumés

 

Sommaire

Repenser la gouvernance mondiale

Les acteurs, leurs relations, leurs contradictions

  • 1. Les transnationales
  • 2. L'État
    • → dialectique entre la Société et l'État
    • → le rôle de l’ONU
    • → la Chine
  • 3. Les personnes, les communautés, la société civile et un nouveau rapport avec la nature
  • 4. Les territoires
  • 5. Les pouvoirs cachés

Conditions essentielles pour une nouvelle gouvernance